On nous promettait le changement, ça n’a pas longtemps donné le change et en outre, aux dernières nouvelles, le change … ment !
Ce qui est dérangeant dans les « affaires » politico-financières de ce début 2013 (juteux scandales pour les medias) c’est qu’elles se jouent sur une toile de fond de « vide parfait », autrement dit qu’elles s’inscrivent dans un contexte dépourvu de toute forme d’idéologie autre que celle du pur profit, de la jungle capitaliste. On voit ainsi le pain (je devrais dire la brioche) des uns être offert en « jeux » aux autres. Le peuple, lui, sur les gradins est sottement figé de stupeur… puis se détendant, devient narquois et admire les nouveaux gladiateurs … en train de s’étriper ? Même pas ! Personne n’élimine personne. Tel accusé d’abus de faiblesse bénificiera d’un non-lieu, tel autre tricheur-menteur-parjure reprendra avant ou après une purge d’inéligibilité son siège de député… tout comme tant d’autres ex-notables ou ex-ministres, d’aucuns diraient, aujourd’hui au Palais Bourbon : « repris de justice » (puisque le mot y devenu invective à la mode).
Premier malaise : on sert « à l’opinion » (traduisez : le peuple) de la distraction éthique et de la rigueur purificatrice pour cacher la misère et divertir ; pour dissimuler surtout la continuité, sous un président paradoxalement « de gauche » et qui ne jure que par la sainte « croissance », de l’inexorable dévastation capitalistique et de la guerre de tous contre tous qui l’accompagne.
Second malaise : si « purge » il y a, celle-ci donne une lugubre impression de réglement de comptes, genre nettoyage interne dont sont si friandes les républiques démocratiquement totalitaires. Mais cette fausse lessive offerte en spectacle ne parvient pas à détourner (encore heureux) le regard d’un peuple que l’on broie jour après jour un peu plus.
Comment réagira-t-il aux prochaines échéances ? Tout est à craindre.