« Ne travaillez jamais ! »

« Ne travaillez jamais ! » écrivait (sur le mur) Guy Debord. Il faut faire sa fête au travail ! Relisons les travaux du groupe Krisis : Manifeste contre le travail, ou encore Louis Marion : Critique du capitalisme et de l’aliénation du travail, entre autres textes proposés sur la même thématique par Palim Psao.
Recroisons le chemin de Moishe Postone et son « Le travail n’est pas à libérer il est à abolir »
Un premier ébranlement du sacro-saint mythe du travail peut être utilement apporté par le spectacle très juste bien qu’américano-comique de Nigel Marsh dans le cadre des conférences deTED :« La plupart des gens travaillent longtemps et durement dans des emplois qu’ils détestent et qui leur permettent d’acheter des choses dont ils n’ont pas besoin et qui servent à impressionner des gens qu’ils n’aiment pas. »*
On lira enfin, autre éclairage, mêmes conclusions : Le Travail, non merci ! par Camille Dorival, préface de Bernard Gazier, éditions Alternatives économiques.

Les stages : l’école de la servitude

Le stage tourne le dos au progrès : à la grande différence de l’apprentis­sage, le stage n’est en aucun cas destiné à former de futurs maîtres de leur art.
Il sert à ancrer soumission et servitude dans les consciences. Le stage aide, légalement, l’entreprise à voler l’Etat, la société et … le stagiaire.

Travail

Travail trouve son origine dans le latin trepalium qui était un outil de torture … la chose n’appelle guère d’autre commentaire que « tu gagneras ton pain à la sueur de ton front « . De cette incontournable torture répondant à la contrainte « naturelle » du « bosse ou crève », l’humain est passé, poussé par le goût du profit (que font ses employeurs) puis par peur de l’ennui d’être face à face avec soi-même à l’adoration de la torture qu’il subit et, partant, des tortionnaires qui la lui infligent. Véritable victime du syndrome de Stockholm, l’humain en est venu à pervertir son instinct de conservation au point de diviniser son épuisement et l’exploitation de sa propre et périssable personne.

Stages : falsification… ou arnaque ?

Apprendre à s’offrir gratuitement à l’employeur : ça, ça vous forge les insoumis, ça brise la rétive bestiole – une fois qu’elle s’est montrée capable d’accepter ça … elle acceptera qu’on la récompense à la mesure de sa soumission.

… en stage, en stage, en stages …

Untel donnait des cours de « lutte contre le crétinisme ambiant »  (si, si  – tout le monde n’est pas modeste ! Pourtant là où ça se passait  ce n’était pas du luxe !).
Résultat : les crétins, un à un, ont quitté la salle, puis abandonné le cours définitivement. Crétins ils désiraient rester.  C’était bien évidemment leur [...]

Femmes et hommes

Les femmes occupent, dit-on parfois, de plus en plus de postes importants… mais le sont-ils vraiment, importants ces postes?
De fait non, à bien y regarder elles se voient confier des responsabilités de second ordre, mais, il est vrai, toujours associées à une masse de travail importante pour laquelle la rémunération sera trop souvent calculée selon [...]

Les échoués de l’excès

Il y a les gens qui ont pris le parti de l’excès et ceux qui ont pris le parti de la modération (épicuriens dit-on). Les premiers s’usent au labeur et qu’ils soient fort payés ou mal payés s’en trouvent somme toute, agréablement mécontents. Ils récriminent car aucune satisfaction ne leur semble valoir leur effort : [...]