De qui se moque-t-on ?
L’éolienne industrielle à grande échelle incarne la fausse bonne idée par excellence. On aura une pensée émue pour les milliers d’oiseaux tués et les poissons désorientés par les champs magnétiques sous-marin à proximité des lignes électriques qui en proviennent. Leur laideur (aux yeux de certains) n’est rien comparée au bruit qu’elles produisent par vent fort. Sans parler des anomalies de fonctionnement de leurs sytèmes de sécurité qui ne mettent pas convenablement le pas des pales en « transparence » par fort coup de vent ou tempête. Auquel cas les pales risquent de se décrocher, certaines ont été propulsées par la force centrifuge sur plusieurs kilomètres.
Enfin, bien que très anecdotique mais cependant fort éclairant quant aux mentalités des (soi-disant) « écolâtres » peu innocents du lobby industriel qui en fait la promotion : la Grande Panne .
Résumons : un délestage de routine (pour laisser le passage à un navire de gros tonnage sur un cours d’eau et sous une ligne à très haute tension qu’il fallut « couper ») en Allemagne du nord a tourné à la Grande Panne d’ampleur européenne parce que l’on avait surévalué la production d’une zone où dans ce type de configuration l’éolien devait prendre le relai. Hélas ce fut l’occasion de vérifier a posteriori que les chiffres utilisés par les promoteurs de l’éolien étaient excessivement optimistes, ils faisaient croire à la relative autonomie d’une région coupée momentanément d’une partie de son alimentation ordinaire. Quand l’épreuve du feu est arrivée la démonstration n’a pas tardé. La surévaluation de la production éolienne a entraîné l’effet de domino prévu de matière automatisée en sauvegarde afin de protéger les lignes de toute surchauffe20 et ce à l’échelle de l’Europe, par déconnexion de certaines parties du réseau européen.
Cette lugubre vérité a été honnêtement rendue publique, les explications données étaient simples et claires, mais curieusement, pas plus d’une demi-journée. Aussitôt d’autres « regards » ont été portés sur l’incident, et vinrent alors les versions officielles visant toutes à dissimuler (on a même évoqué l’erreur humaine) cet aspect naïf, simple et automatique de ce « dysfonctionnement » qui n’en fut pas un. Bien au contraire tout le dispositif a parfaitement fonctionné : ce qui est apparu c’est la falsification des estimations de la production éolienne.
Pas de faute humaine, pas de faute système, pas de sous-équipement, pas de négligence dans les systèmes de commutation et leurs calculateurs. Une simple évaluation, une hypothèse chiffrée était délibérément gonflée : la capacité théorique de générateur auxiliaire d’énergie que pouvait assumer le secteur éolien.

Le discrédit de l’éolien profite au nucléaire

Mais rassurons-nous ! Nous sommes sauvés. Depuis 2008, le vent, dirais-je, semble avoir un peu tourné et désormais les écologistes sont nombreux à attaquer les éoliennes après les avoir plébiscitées avec force. Toutefois, paradoxe tout de même, et plutôt décoiffant, c’est le nucléaire qui ressort gagnant de toutes ces magouilles malencontreuses ayant présenté l’éolien comme étant l’énergie la plus rentable, la moins chère, la moins polluante.
Mais, à la réflexion, peut-on, rendus au point où nous sommes, encore vraiment ici parler de « confusion » ?