Culpabilité + sidération = résignation

Le système en est arrivé à mieux connaître l’individu moyen que celui-ci ne se connaît lui-même. Cela signifie que dans la majorité des cas, le système détient un plus grand contrôle et un plus grand pouvoir sur les individus que les individus eux-mêmes.

SITUATION : Présentation du site

Le site Mythe Imaginaire Société pose que se répérer, comprendre la « situation » afin d’en établir les franges est la condition indispensable pour en pousser les us, coutumes, pratiques, exactions (ordinaires ou non) au bout de leur impardonnable logique.
Qui accepte encore aujourd’hui qu’on lui propose comme excellence de vie et idéal de dépassement un univers financier [...]

Pondération … qu’ils disaient !

« Pondération » : quand on voit la notion mathématico-statistique pointer son nez dans un argumentaire tout est dit. Rien n’y sera fiable. Trucage ici, petit ajustement là, lissage de courbe, enfin, pour faire beau …
En clair : rien ne sera mis au service de la recherche de la « vérité ». Tout sera mis au service de la force de conviction (un peu à la méditerranéenne) . Le rhéteur doit convaincre, persuader, faire partager son opinion – quitte à feindre le débat – par toutes les ficelles que l’industrie du discours procure à l’érudit de ces arsenaux. Foin de l’authenticité, du vrai, du juste. La vérité, si jamais elle survient, ne sera jamais qu’un additif (élégant), qui vient en sus, qui sur-vient, dans le processus mis en oeuvre afin de convaincre et d’emporter la conviction…
Ainsi va également la « démocratie »… et la communication (la « comm »), la pub, la séduction, la drague, le commerce… Mentir avec talent consiste à bien dissimuler que l’on ment. Le meilleur moyen d’y parvenir n’est-il pas de se la cacher à soi-même ? Parvenir à croire (à se faire croire) que l’on n’est pas en train de mentir doit, dans notre culture, toujours emporter la conviction de l’interlocuteur.
Qu’importe finalement la vérité ? Tout étant relatif, tout se vend, tout se vante ! Tout fait « ventre ». Tout fait fric.

Eradiquer la pensée personnelle à tout prix

Brouiller, toujours brouiller.
Les maîtres du monde à venir seront ceux qui seront parvenus à préserver la faculté de penser. Leurs esclaves seront ceux qui, par tradition culturelle, ne sauront plus faire fonctionner que leur émotivité. Soumis aux émotions imposées: toutes de nature visuelle ils n’auront plus la hauteur de vue que permet la lecture critique [...]

L’ablation du désespoir

Aujourd’hui que voyons-nous ? La détresse ? Le désespoir ? Rien de cela, mais une saine résignation obtenue par une savante (car indolore) ablation du désespoir.

Ecolâtrie : comme … la Nature

Qui aurait cru que la Nature pût devenir un objet de mode ? Dès que l’humain, mieux protégé, pour un temps, au fond de villes et cités où il n’avait plus tant à craindre les loups et le froid que les rats et ses semblables, Rousseau et ses épigones inventèrent une bien aimable Nature revisitée mise au service de toutes les absences, fétichismes du vide et utopies.
L’écologie, naguère encore, facette de la science, tenait un discours rationnel. Depuis, elle est comme « entrée en religion » et comme l’Eglise autrefois, est également entrée en politique. Naissait alors l’écolâtrie, hélas plus soucieuse d’imprécations et de pouvoir que des fiantes industrielles. Apparut ainsi un nouveau naturalisme pervers feignant la nostalgie : voyez la volupté « puritaine » qui anime ceux qui jubilent dans leur rôle d’imprécateurs, de culpabilisateurs : les chantres, grands-prêtres et verts gourous de l’Ecolâtrie. Mais …
Tout de même, par-delà leur exécrable (et pathétique) jubilation … ont-ils vraiment tort sur le fond ?
Ce serait bien agaçant qu’il n’aient pas tort du tout ces imprécateurs-là! Et qu’ainsi ils nuisent considérablement à une cause des plus justes.

Dé-représentation

Nouvelle étape : la dé-représentation … ou l’ablation du désespoir

Des espoirs sont nés dans le sillage des progrès techniques, politiques, des idéologies prometteuses …
Puis des déceptions (les idéologies ont été mises au service des élites et dressées contre l’homme, contre la personne, vomissant l’individuel, et ce de toutes parts et sur tous les horizons …

Crétinisation : méthodes

Méhodes de dé-représentation, crétinisation, infantilisation.
On a aperçu plus haut ce qu’était la généalogie de cette manipulation.
Elle est issue des grands dérangements du XX° mais ils n’en sont pas la cause directe.
Elle provient du fait que les élites ont appris à se méfier du peuple que le seul rapport de force violent ne parvenait plus à …

La festivisation de la culture

Benjamin CLAVÉ

Les mutations actuellement à l’œuvre dans le monde de la culture sont intimement liées à une crise générale de notre société, voire de la civilisation européenne. Nous traversons une période trouble qui ne se réduit pas à de simples problèmes économiques. Une des principales raisons de notre incapacité à comprendre notre époque tient au fait que nos outils de réflexion et nos grilles de lecture sont eux-mêmes les produits de ces bouleversements.

Powerpoint* ? Vraiment ?

Les « gens » (donc vous et moi) sont moins idiots qu’on voudrait bien le penser. Ils sont parvenus à passer du « si c’est beau c’est que c’est vrai ! » à « si c’est beau c’est que c’est faux ».
Est même né, alors, une sorte de nouvel intérêt ludique : « voyons donc comment on va nous mentir, cette fois-ci [...]

Séminaires intensifs de désobéissance

Désobéissez ! C’est un ordre.
Si si ça existe de temps à autres.  Il faut voir ces « militants désobéissants », sympathiques dans leur élan, entrer comme des veaux dans des stages avec tout le grand jeu ordinairement réservés aux cadres dynamiques et commerciaux (tableaux blancs et écrans pour « Powerpoint* »-shows) afin d’y apprendre à … (tenez-vous bien !) [...]